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La fibrose et la cellulite irréversible
La cellulite est d'autant plus fibreuse qu'elle vieillit. S'il existe des cellulites sans surpoids, il n'existe pas de cellulite sans trouble micro circulatoire veino-lymphatique.
Dès 1929, Lagèze décrivait déjà la cellulite comme " un oedème interstitiel situé dans le tissu conjonctif entre les adipocytes qui évolue progressivement vers l'organisation fibreuse ". En 1966, le Professeur F.B. Curri et le Docteur J.F.Merlen retrouvent à la ponction une teneur en protéines supérieur à la normale dans le tissu cellulitique. Puis en 1968, le Pf Curri sur des biopsies cutanées, montre qu'il n'existe pas de cellulite sans dilatation des veinules au stade initial.
A la suite de ces travaux, une classification fondée sur les anomalies vasculaires a été proposée :
- Stade 1 : excès de perméabilité des vaisseaux, avec infiltration d'eau dans les tissus.
- Stade 2 : dystrophie puis hypotrophie des adipocytes, envahissement réticulaire en micronodules des amas adipeux.
- Stade 3 : sclérose des artérioles, anévrismes des veinules, hémorragies ou thromboses microscopiques, remaniement fibreux des adipocytes.
- Stade 4 : formation de macronodules graisseux avec liposclérose diffuse.
A la puberté, stade 1, il s'agit d'un oedème encore pauvre en protéines et " réversible ". La circulation lymphatique va assurer le drainage des tissus interstitiels, puis après avoir répondu par une augmentation de son travail, le lymphatique initial va dépasser sa capacité. L'oedème s'aggrave, petit à petit l'oedème devient plus riche en protéines et toxines. Cet oedème s'installe, s'organise et s'auto-entretient. Il se produit alors une mauvaise régulation de la synthèse du collagène et de l'élastine avec une structure très remaniée aboutissant à un cercle vicieux vers l'organisation d'une fibrose " irréversible " au stade 3. |
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